La permaculture est elle économiquement "viable" ?

C'est à cette question que l'étude menée à  la ferme Biologique du Bec Hellouin et conduite par l'institut Sylva et l'unité de recherche SADAPT (INRA QAgroParisTech) entendait répondre.

La particularité de cette étude est d’être conduite sur une ferme où des techniques, des outils, des modes de commercialisation nouveaux sont essayés en permanence, loin donc des "exploitations en  routine" qui servent généralement de support à la production de références technico-économiques.

Ndlr : Il est difficile de considérer les résultats de cette étude comme étant directement et intégraliement transposable au projet "Sous le soleil Béninois" que met en place ABED Bénin. Néanmoins ils sont moteurs de ce projet. C'est ainsi qu'un membre de ABED, ingénieur agronome, à suivi et poursuit une formation spécifique à la permaculture.

Sur la période de décembre 2011 à mars 2015, les maraîchers ont noté systématiquement leurs interventions (nature de celles-ci, temps de travail, intrants, etc.) et quantifié les récoltes sur une surface de planches cultivées de 1.000 m2 (5 fois moins qu'un terrain de football).

Le travail de modélisation opéré à partir des données recueillies montre que cette surface permet de dégager un chiffre d'affaires suffisant pour rémunérer une personne ayant un statut agricole.
En 2013, première année complètement couverte par l'étude, le chiffre d'affaires s'établissait à 32.400 €, l'année suivante 54.600 €, pour atteindre 57.300 € en 2015,  et ce toujours pour ces 1.000 m2.

L'on comprendra aisément que ce mode de culture est adopté par de plus en plus d'agriculteurs/maraichers qui souhaite ne pas entrer (ou simplement en sortir) d'une agriculture expensive nécessitant chimie et matériel "monstrueux" pour des revenus reposant de plus en plus sur des subventions.

C'est ce choix qu'a fait ABED Bénin pour l'exploitation des terres. Un jeune ingénieur agronome a suivi des formations en ce sens.

Document de l'étude

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Le rapport final est téléchargeable ici.