Une place sous le soleil béninois
« Le projet soutenu par TerreAuBénin »

Aider une vingtaine de jeunes agricultrices et agriculteurs du Bénin à disposer des terres agricoles pour installer leur ferme d’agriculture biologique.

Présentation du porteur du projet

Association Béninoise pour l’Éco-développement - ABED-Bénin

LogoABEDL’Association Béninoise pour l’Éco-développement agit au Bénin pour l’intégration des préoccupations écologiques dans les priorités et nécessités économiques. Elle milite pour plus de justice sociale et pour les valeurs d’humanisme. Nous sommes membres du mouvement « Terre et humanisme »

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  • Site web :www.abed-ong.org

Adresse physique : Notre siège est situé à Bidossessi, Agori 100m à droite à la fin de la rue pavée longeant la clôture de l’antenne de l’ORTB

Localisation du projet

Le Bénin est un pays « en voie de développement » et riche en femmes et en hommes prêts à agir pour sortir de la misère et de la précarité. Nous y sommes contraints. Le chômage à proprement parlé touche plus de 80% de la jeunesse malgré les multiples programmes et projets gouvernementaux d’emplois pour les jeunes. L’agriculture est la principale source de richesse mais des milliers d’agriculteurs abandonnent aujourd’hui le travail de la terre face aux difficultés liées à l’activité agricole rudimentaire ou du fait d’un marché désorganisé par les produits importés. ABED-Bénin jusqu’ici, loue des terres de petite surface aux alentours de Cotonou, au Sud du Bénin pour y installer des champs saisonniers.

Contexte et justification du projet

Les jeunes agriculteurs de ABED-Bénin sont contraints de louer des terres afin de cultiver chaque année. Or, d’une année à l’autre, les propriétaires terriens finissent par reprendre leurs terres. ABED-Bénin a perdu de cette façon deux exploitations parce que les propriétaires ont voulu y construire leur habitation. Toutes les installations ont été perdues par les jeunes agriculteurs y compris ce qui a été investi avec l'obligation de reprendre à zéro ce qui y avait été construit précédement. Tout l’investissement est ainsi perdu.
L’issue serait d’acquérir leurs propres propriétés. Or, avec de très faibles moyens, il est impossible d’accéder aux terres agricoles au Bénin actuellement à cause du phénomène de l’accaparement de terre par les riches nationaux et internationaux. Tout est à la spéculation actuellement par des grands propriétaires richissimes. Ils ne veulent vendre à personne et pour cela ils proposent des prix hors normes principalement dans les communes proches de Cotonou la capitale du pays. A titre d’exemple, pour acheter un terrain d’un vingtième d’hectare, il faudrait à chaque jeune de trouver primo un emploi malgré sa rareté, secundo de travailler minimum pendant quinze ans (pour un ingénieur)… Le prix des terres grimpant avec les années, c’est presqu’un rêve impossible pour le jeune béninois.
Pour l’agriculteur jeune c’est encore moins évident !

Le problème de l’accaparement des terres au Bénin, le constat

Les problèmes liés à la disponibilité des terres agricoles aux béninois pauvres désireux de pratiquer l’agriculture sont aujourd’hui poignants au Bénin et iront en s’empirant dans les années à venir. Toutefois les gouvernants ont un grand rôle à jouer mais très peu d’actions ont été engagées en faveur de ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter des terres. En attendant, les propriétaires terriens des campagnes souvent très démunis bradent leur terre, les riches achètent et s’accaparent des milliers d’hectares.

Face à cette situation, des organisations de la société civile, ONG en particulier tonnent de la voix. En 2007, une campagne « Mon Bénin n’est pas à vendre » à été lancée par l’ONG Synergie Paysanne. Les études conduites par cette dernière montrent que le phénomène est plus criard dans certaines communes que d’autres. Au sud du pays, par exemple, nous avons la commune d’Allada où les études ont montré que la tendance va vers la fuite des terres des mains des producteurs vers celles de certains opérateurs économiques, des députés bref, de ceux qui ne voudront jamais aller à la terre. Ce sont ceux-là qui achètent les terres aujourd’hui et les thésaurisent. Donc, dans le sud, aujourd’hui, particulièrementpour la commune d’Allada, près de la moitié des superficies des terres cultivables sont déjà vendues. Dans le centre du Bénin, c’est la commune de Djidja dont plus de la moitié des terres sont vendues. Et quand vous allez vers le centre-nord, la commune de Ouèssè, c’est près de 48% des terres cultivables qui sont vendues. Dans le nord du pays, dans la commune de Djougou, c’est plus de 30% de terres qui sont dans les mains des non agriculteurs.

Les cas sont légions dans presque toutes les communes aujourd’hui, Allada avec des sociétés comme ATC Beko qui ont acquis plus de 1000 hectares, à Tchaourou avec les Chinois, les Koweitiens et ce ne sont pas sur des moindres superficies. Le minimum, c’est 5.000 hectares. On apprend d’ailleurs que les Américains, les Chinois sont à Kilibo sur près de 10.000 hectares. Il y a aussi les anciens Chefs d’Etat – je dirai tous – qui ont acquis des terres agricoles dont le minimum est 1.000 hectares. Des ministres, des députés, des hauts gradés de l’armée etc. en ont fait de même. Donc, c’est comme ça qu’il y a cette spéculation-là sur le marché foncier. Mais, aujourd’hui, nos statistiques nous montrent qu’il y a plus de Béninois que d’expatriés qui achètent de façon massive les terres.

Sources :http://levenementprecis.com/2013/04/10/foncier-rural-le-benin-au-coeur-de-laccaparement-des-terres/

Objectifs général du projet :

Contribuer à l’accès aux terres agricoles aux jeunes agriculteurs du Bénin - Contribuer au rapatriement des terres au Bénin

Objectifs spécifiques :

  • Permettre à une vingtaine de jeunes béninoises et béninois, désireux de pratiquer l’agriculture durable, de disposer d’une propriété foncière d’un hectare

  • Installer un réseau de jeunes fermières et de jeunes fermiers d’agriculture familiale et biologique au Bénin

Mise en œuvre du projet

La superficie retenue à mettre à la disposition de chaque jeune agriculteur est d’un hectare (10 000m²). Les terres seront achetées sous le couvert de l’ABED-Bénin. Pour garantir leur sécurité et éviter qu’elles soient utilisées à d’autres fins, les terres seront une propriété de l’ONG pendant les 10 premières années d’exploitation avant de revenir aux bénéficiaires de façon définitive.
Dès leur achat, elles seront dans un premier temps mises à disposition. Un contrat de cession sera signé entre ABED-Bénin et le bénéficiaire. Il précisera les clauses de cette cession et interdira l’exploitation du domaine à des fins (location, prêt, cession etc.) et des installations contraires aux objectifs et aux valeurs de l’ABED-Bénin et celle des contribuables de l’extérieur (partie française) au projet.
Des copies de chaque titre de propriété seront envoyées à la partie des partenaires du projet. Dans la mesure du possible, ABED se fera le plaisir de recevoir les contributeurs à visiter le Bénin à travers ce à quoi aura servi leur contribution. Ainsi, un réseau de fermes « Une place sous le soleil béninois » sera mis en place. Et les visites permettront non seulement de découvrir le Bénin aux amis désireux de visiter le pays mais également de voir et apprécier ce à quoi aura servi leur contribution au développement.
L’aménagement, l’exploitation et la mise en valeur des terres par l’agriculture durable ou biologique revient au bénéficiaire.

Une convention sera signé entre ABED-Bénin et le bénéficiaire.Elle en précisera les clauses :

L'occupation du domaine sera exclusivement réservée à agriculture durable ou biologique avec interdiction de l'exploitation du domaine à des fins de location, prêt, cession etc. et des installations contraires aux objectifs et aux valeurs de l’ABED-Bénin et celle des contribuables de l’extérieur (partie française) au projet.

L’aménagement, l’exploitation et la mise en valeur des terres par l’agriculture durable ou biologique revient au bénéficiaire.